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Plans & matériel / Guide 03

Dessiner un réseau qui laisse vivre le jardin.

Un beau tracé n’est pas seulement une ligne qui tient sur une feuille. Il doit laisser passer les véhicules, l’eau, les plantes et la personne qui entretiendra le réseau. Commencez par ces contraintes, puis dessinez les voies.

Voies et plan de réseau sur un établi — illustration IA
Illustration générée par IA — scène imaginaire, sans lien avec une réalisation réelle citée.
Le repère essentiel

Un diamètre de voie n’est pas une emprise complète. Ajoutez le débord des véhicules, le décor et un accès réel à tous les endroits sensibles.

Faire un relevé utile, même très simple

Dessinez la parcelle utilisable avec quelques mesures fiables. Placez la terrasse, les circulations, les plantations à conserver et les obstacles fixes. Relevez les différences de hauteur et observez où l’eau s’accumule. Une mesure prise uniquement en vue de dessus ne permet pas d’apprécier le travail nécessaire sur un terrain incliné.

Distinguez sur le croquis trois zones : la voie, le passage des véhicules et l’accès d’entretien. Gardez aussi de la place pour poser la commande, préparer le train et stocker les éléments sensibles. Un plan sur papier quadrillé suffit pour les premiers choix ; le logiciel de voie devient utile quand les références et la géométrie ont été fixées.

Comprendre le rayon et l’emprise

Le rayon se mesure depuis le centre du cercle jusqu’à l’axe de la voie. Le diamètre à l’axe est le double. Pour la géométrie LGB R1, ces valeurs sont respectivement 600 et 1 200 mm ; le fabricant indique 1 286 mm de diamètre extérieur pour la voie. Cette dernière valeur n’inclut pas le passage du véhicule ni votre main.

R1 LGB : rayon à l’axe 600 mmDiamètre à l’axe : 1 200 mmExtérieur de la voie : 1 286 mm+ débord du train et accès à prévoir
Géométrie LGB, d’après la fiche constructeur. Schéma de principe original ; les marges autour de la voie ne sont pas dimensionnées.

Un véhicule long déborde vers l’intérieur et vers l’extérieur de la courbe. La NEM 103 traite cet élargissement du libre passage. Une bordure, un pont ou une entrée de tunnel doivent être positionnés après vérification du matériel le plus contraignant, pas à une distance universelle copiée d’un autre réseau. « R1 » ou « R3 » doit toujours être accompagné de la marque et de la dimension : ce n’est pas une unité commune à tous les fabricants.

Choisir un tracé simple à modifier

Un ovale offre une circulation continue et des sections droites permettant d’observer la rame. Un aller-retour convient à un espace long et étroit, mais demande une manière adaptée d’arrêter et de repartir. Une petite gare de manœuvre peut tenir sur une bande, au prix d’une plus grande attention aux aiguilles et aux attelages.

Pour comparer deux options, comptez les points difficiles à atteindre et les pièces spéciales plutôt que de regarder seulement la longueur de voie. Placez les aiguillages près d’un accès. Reportez le tunnel fermé, le pont non démontable et les courbes cachées à une étape ultérieure. Une extension devient plus facile si vous réservez une zone de raccordement dégagée.

Calculer la pente, sans la confondre avec un angle

La pente en pourcentage vaut le dénivelé divisé par la distance horizontale, multiplié par cent, avec les mêmes unités. Monter de 20 mm sur 1 000 mm donne 2 %. Ce n’est pas un angle de 2 degrés. Pour gagner 100 mm à 2 %, il faut déjà 5 m horizontaux, auxquels s’ajoute l’espace nécessaire aux raccordements progressifs.

Distance horizontale : 1 000 mmDénivelé : 20 mm20 ÷ 1 000 × 100 = 2 %
Schéma de calcul non à l’échelle : la pente est exagérée pour la lecture. Ce n’est pas un profil de construction.

Ce calcul décrit une géométrie ; il ne prouve pas qu’un train pourra monter. La locomotive, la masse de la rame, les roues, les courbes et les conditions de contact interviennent. La recommandation NEM 101 rappelle l’importance des transitions et des essais. Pour un premier projet, réduire le dénivelé évite de cumuler plusieurs difficultés à diagnostiquer.

Prévoyez des zones de stationnement presque horizontales. Les ruptures brutales de pente peuvent faire toucher le dessous d’un véhicule ou perturber les attelages. Testez une maquette du profil avec le train prévu, en marche avant et arrière, avant de construire le support définitif.

Au sol ou surélevé : comparer l’usage

Un tracé bas peut s’intégrer au relief et à la végétation. Il faut néanmoins pouvoir atteindre les voies sans abîmer les plantes et organiser le drainage selon le terrain. Un réseau surélevé facilite certaines interventions et l’observation, mais demande une structure stable, des protections adaptées à son environnement et une vérification des accès.

Aucune solution ne possède une profondeur de fondation valable partout. Le sol, le gel, les matériaux et les charges changent le projet. Si un ouvrage présente un enjeu structurel, faites-le dimensionner par une personne compétente. Nos croquis sont des schémas de principe, pas des plans d’exécution ou des prescriptions de génie civil.

Passer du plan au test grandeur réelle

Reportez le tracé dans le jardin avec des repères temporaires adaptés, puis marchez autour. Vérifiez l’accès lorsque les plantes auront poussé. Posez à blanc les éléments de voie et faites circuler le véhicule le plus long ou le plus exigeant. Contrôlez aussi les deux trains côte à côte si le projet comporte des voies parallèles.

Photographiez votre propre essai et notez les changements sur le plan : rayon retenu, marge près d’un obstacle, déplacement d’une aiguille. Ces mesures documentées valent mieux qu’un plan très détaillé fondé sur des dimensions supposées. Complétez la checklist, puis passez au guide d’installation.

Sources et méthode

Sources consultées le 4 novembre 2026. Ce guide est une synthèse documentaire originale, pas un essai de matériel. Les notices de votre référence restent déterminantes.

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